Perdre son animal de compagnie peut être une épreuve extrêmement difficile, voire aussi ou plus douloureuse que la perte d’un proche.
La difficulté du deuil animal est pourtant bien souvent minimisée par la société, alors que le processus de guérison est tout à fait semblable au deuil vécu lors de la mort d’un humain.
Psychiquement, le deuil animal peut être assimilé à une désorganisation de l’identité et à une perte de repère émotionnels.
En clair, l’individu voit sa routine impactée (il ne sort plus pour la promenade quotidienne, n’a plus son instant câlin du matin …), il peut aussi ressentir une perte d’intérêt pour l’avenir et ne plus envisager d’objectifs (surtout si la perte est soudaine). Les réactions émotionnelles ressenties peuvent varier : on se demande si l’on aurait pu faire plus, soulager plus tôt son animal qui souffrait, ou au contraire, être heureux de savoir qu’il ne ressent plus de douleur !
Les humains endeuillés ressentent généralement de la tristesse, de l’anxiété, parfois de la colère et de la culpabilité selon les circonstances du décès. Tous ces éléments sont retrouvés dans les situations de deuil humain.
Il faut comprendre qu’un animal de compagnie est, pour la plupart des gens, un membre de la famille à part entière. Ils sont des figures d’attachement, c’est-à-dire qu’ils apportent un sentiment de sécurité, de réconfort, et de soutien émotionnel au quotidien.
Leur départ peut donc être source d’une grande souffrance.
Les personnes qui vivent le deuil animal ont besoin de l’espace nécessaire pour exprimer leur souffrance. Certains se confient à leur proche pour vider leur sac, d’autres écrivent, commémorent la mémoire de l’animal etc…
Attention toutefois, l’absence de reconnaissance sociale du deuil animal peut entraîner un sentiment de stigmate et d’isolement, accentuant la souffrance psychologique. Il est primordial d’intégrer que le deuil animal peut-être aussi douloureux que le deuil humain !
N’oublions pas également que chacun fait son deuil à sa manière. Certains acceptent progressivement l’absence, d’autres peuvent mettre beaucoup plus de temps à réaliser que leur vie va changer et vivent donc le choc plus intensément.
Si vous traversez cette épreuve et ressentez le besoin d’être soutenu, n’hésitez pas à consulter un professionnel de la santé mentale pour vous accompagner dans ce processus.
A bientôt,
Clémence Henry
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Parlons deuil animal !
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